Tout savoir sur les cotons et cotonnades – partie 2

On continue avec les cotons, avec cette semaine des infos pratiques pour s’y retrouver dans une offre souvent complexe !

2. Se repérer dans la jungle des qualités et des labels de coton

 

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On l’a vu, la qualité et le prix des cotons peuvent varier énormément. Plus une fibre et longue plus sa qualité sera belle.

 

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a. Les qualités

 

  • Les cotons à fibres très longues (ELS : extra long staples) représentent 3% de la production mondiale de coton et sont à l’origine d’étoffes luxueuses. Font partie des cotons ELS par longueur de fibres décroissantes le coton égyptien, le Sea ISsland, le Suvin, le Pima, le Giza, le Supima.
  • Le coton peigné : ce type de coton est contitué de longue fibre, très régulières, plutôt fines, stables et solides. Il s’agit d’un coton de qualité, propre à l’habillement.
  • Par opposition, le coton cardé : il s’agit d’un coton meilleur marché mais plus rustique. Les fibres qui le composent sont courtes, rêches, irrégulières. Il est probable que vos torchons de cuisine soient en coton. Vous pourrez les laver à 90 sans crainte mais leur aspect sera moins soyeux et élégant qu’un coton peigné.
 
b. Les labels

De nombreux labels apparaissent désormais pour vous permettre de mieux comprendre l’origine de la fibre de coton que vous utilisez. N’oublions pas que la culture du coton s’avère gourmande en eau et que sa culture peut nécessiter beaucoup de pesticides. Le coton est par ailleurs récolté soit à la main soit à la machine. Les labels vous permettent d’être informés sur la manière dont la fibre de votre tissu a été traitée avant d’être tissée.

 

Attention : le fait qu’un textile ne soit pas affilié à un label ne signifie pas pour autant qu’il est de mauvaise qualité mais simplement qu’il ne répond pas à l’intégralité du cahier des charges du label en question. Il existe de magnifiques cotons non labellisés. Un label constitue simplement une garantie supplémentaire.

 

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  • Le coton certifié biologique : cela signifie que la fibre n’a pas été exposée aux pesticides d’origine industrielle. Il s’agit d’un coton non transgénique cultivé dans le respect de la rotation des cultures.

L’un des labels biologiques les plus connus est le label GOTS (global organic textile standard).

À l’inverse, le label Oeko Tex ne signifie pas que la culture de la fibre est biologique mais  garantit que les traitement appliqués à la fibre et au textile ne sont pas toques pour l’homme et son environnement.

 

  • Le coton certifié équitable : cela signifie qu’une rémunération dite « décente » est assurée aux producteurs de coton et à leurs employés. Ceux-ci s’engagent en retour à respecter l’écosystème naturel dans lequel ils cultivent leur coton.

L’un des labels équitables les plus connus est le label Max Havelaar.

 

 

3. Mélanges intéressants et altérations des propriétés de la fibre de coton

 

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Nous l’avons vu au début de cet article, les cotonnades ne sont pas nécessairement constituées uniquement par des fibres de coton. Maintenant que nous connaissons les propriétés de la fibre de coton, il est plus facile de comprendre l’utilité d’un mélange et les conséquences que cela aura sur le comportement du textile. Étudions ensemble quelques mélanges fréquents.

a. Les mélanges avec des fibres artificielles ou synthétiques

 

  • Les cotons mélangés avec une fibre artificielle cellulosique (comme la viscose, le cupro, la rayonne ou le modal…)

Les fibres artificielles cellulosiques ont pour point commun d’être nerveuses, d’avoir un bon taux d’absorption et d’avoir une certaine fluidité. Le mélange coton /fibre cellulosique va donc souvent très bien fonctionner : la fibre cellulosique va apporter au coton la fluidité et la nervosité qui lui manque. À l’inverse le coton va apporter à la cellulosique une stabilité et une solidité plus grandes. Un mélange coton/viscose aura souvent un joli tombé.

 

Attention néanmoins à toujours bien repasser votre textile car les fibres cellulosiques froissent et cartonnent un peu avec l’humidité : votre textile sera donc toujours mis en valeur avec un petit coup de fer !

  • Les cotons mélangés avec des fibres synthétiques

 

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Les fibres synthétiques possèdent des propriétés très différentes de celles du coton. À titre d’exemple, l’une des plus connues d’entre elles – le polyester- est peu absorbante, quasi infroissable et n’intéresse pas les micro-organismes. C’est une fibre peu respirante. Il constitue presque l’extrême inverse du coton.

Un mélange coton polyester peut donc être un mélange très intéressant puisque le polyester va apporter sa solidité à la fibre de coton. Un polycoton se froissera donc peu tout en restant un textile respirant grâce aux propriétés naturelles du coton.

 

b. Les mélanges avec d’autres fibres naturelles

 

  • Laine et coton

Un mélange coton et laine permettra d’augmenter le faible pouvoir isolant du coton. La laine est par ailleurs une fibre aisément défroissable. Un mélange coton/laine aura donc plu de tenue et de souplesse qu’un pur coton. C’est un mélange idéal pour un cardigan toutes saisons par exemple

  • Soie et coton

La soie est la fibre naturelle au taux d’élasticité le plus important. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est aussi une fibre solide, résistante, qui casse peu. Un textile mélangé sera donc souple, aisément défroissable et plus chatoyant qu’un pur coton.

Vous commencez à vous repérer parmi les cotons ? Ce n’est qu’un début…voici le programme du prochain épisode : nous apprendrons ensemble quelles sont les grandes utilisations des cotonnades et quels sont les points à vérifier pour choisir votre cotonnade et être certain-e qu’elle convient à l’utilisation que vous lui réservez. À tout bientôt donc 🙂

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